Lutte contre le phragmite invasif


Contexte

Le roseau commun exotique (Phragmites australis) est considéré comme l’une des plantes les plus envahissantes d’Amérique du Nord. Originaire d’Eurasie, l’espèce a été identifiée au Québec dès le début du 20e siècle et s’est propagée avec le développement du réseau routier dans la province.


Des années 1960 à aujourd’hui, la propagation du roseau commun exotique a été observée depuis les centres urbains vers les régions éloignées, parallèlement au développement des autoroutes. De plus, cette plante prolifère grâce aux changements climatiques. Aujourd’hui, le phragmite est très présent le long des fossés routiers et sur les rives des rivières et marais, et ce, surtout dans le sud du Québec.


En envahissant le territoire, le roseau commun exotique déloge et remplace toutes les autres espèces présentes, dont le roseau commun indigène, ce qui a des conséquences néfastes sur la faune et la flore locales.


Projet

La Gaspésie, du fait de son éloignement des grands centres urbains, n’a vu que récemment des colonies de roseau commun exotique s’installer le long de la route 132 sur le pourtour de son territoire. Encore peu implanté et ne dominant pas le paysage, le roseau commun exotique est, dans la région, à un stade crucial où son éradication est encore possible. Cela n’est déjà plus le cas dans de nombreuses autres régions où la lutte contre le roseau commun exotique ne consiste plus qu’à limiter et freiner sa propagation.


C’est dans ce contexte que le Comité ZIP Gaspésie a développé un projet afin d’intervenir pour éradiquer trois colonies identifiées de roseau commun exotique situées à Chandler, Bonaventure et Carleton-sur-Mer.


Le projet s’étalera sur deux ans, soit les années 2019-2020 et 2020-2021, puis un suivi sur les sites d’intervention sera effectué en 2021-2022.


Financement

Ce projet est financé par le Fonds d’Action Saint-Laurent (FASL), en partenariat avec le Ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques, ainsi que par la Fondation de la Faune du Québec (FFQ) par le biais de son programme pour la lutte contre les plantes exotiques envahissantes. La MRC du Rocher-Percé, la Ville de Chandler, ainsi que la Ville de Bonaventure ont aussi contribué au financement.


Rapport été-automne 2019